Il était une fois dans le Parc National des Calanques

Alors que le patrimoine national est à l’honneur, le Comité Territorial des Bouches du Rhône FFME se doit de fédérer pour défendre les falaises de son patrimoine d’escalade. Et donc, les premières d’entre elles, celles du massif des Calanques et celles de Canaille (falaises de Soubeyrannes). De ce fait, alors que les équipeurs sont menacés d’être trainés devant les juges et que le Parc National des Calanques (PNC) impose des règles de plus en plus contraignantes et coercitives, le CT13 FFME se doit de préserver l’accès aux sites d’escalade, mais aussi de protéger les grimpeurs des « diktat » du PNC et de l’acharnement de ce dernier à traiter les équipeurs comme des grands délinquants.

Si les clubs, les équipeurs, les bénévoles et les professionnels œuvrent depuis plusieurs années au développement et à l’entretien des sites d’escalade, ce n’est pas pour s’en voir déposséder par l’application « à la lettre » d’un règlement inadapté au contexte d’un parc national péri-urbain situé à proximité d’une population de deux millions d’habitants.

Il convient de rappeler que le PNC créé depuis quelques années n’est qu’une structure administrative (un établissement public), et que la beauté du site est le résultat d’une géologie qui s’est développée sur plusieurs millions d’années. Si la présence de l’homme dans ce massif est beaucoup plus récente (30000 ans), cet espace naturel a été pour l’homme un refuge, un territoire de chasse et de cueillette, une zone de pêche et de travail et plus récemment un territoire dédié à la randonnée et à l’escalade. Et c’est grâce à l’opiniâtreté du mouvement associatif que ces zones naturelles ont été protégées et sont restées un bel espace de liberté et de protection de la nature.

Les randonneurs, les grimpeurs, les amoureux de la mer ont toujours été à la pointe du combat pour la protection des Calanques et ont été ainsi les premiers écologistes de ce massif. De ce fait nous ne pouvons accepter que cet espace de liberté devienne un espace concentrationnaire par la mise en place d’une politique inadaptée, fermer les routes d’accès, éloigner les parkings, concentrer les randonneurs sur les mêmes chemins, pourchasser les équipeurs, surveiller les grimpeurs n’est pas une façon de faire. Cela est d’autant plus surprenant de la part d’un établissement public qui se doit d’être rassembleur et collectif, plutôt que d’être dans le règlement de compte.

Dans le cas où le Parc National des Calanques poursuivrait une démarche fallacieuse et stigmatisante des grimpeurs, ceci ne pourrait que conduire à « l’affrontement ». Ce qui est toujours source d’extrémisme et de conduites qui pourraient être préjudiciables, voire dangereuses pour ces massifs extrêmement sensibles des Calanques et de Canaille, si chers à la population marseillaise et celles des communes avoisinantes.

Le Comité Territorial des Bouches du Rhône ne souhaite pas entrer en conflit avec le Parc National des Calanques, en effet ce dernier (le PNC) ne doit pas exacerber les débats
par des actes punitifs et des communiqués vindicatifs, mais faire preuve d’un peu plus d’empathie En espérant que la raison l’emporte, le CT13 FFME reste ouvert au dialogue.

Cependant, il restera toujours un fervent défenseur des équipeurs, des grimpeurs et du patrimoine d’escalade légué par nos anciens. Patrimoine que nous souhaitons transmettre comme un espace de liberté aux générations futures.

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